samedi 13 décembre 2008

la culture menacée

BIENVENUE DANS UN MONDE DE CONS

On avait un illettré à la tête de l’État, on aura bientôt des analphabètes à celle de l’Administration. En attendant de ne plus avoir d’Administration du tout…

Après avoir chassé l’histoire-géographie de certaines filières scolaires, le gouvernement veut supprimer la culture générale des concours administratifs les moins qualifiés. Logique. Ne serait-ce que pour éviter un trop grand écart d’érudition entre le chef de l’État, ses fonctionnaires et ses administrés. L’obsession de Nicolas Sarkozy sur La Princesse de Clèves illustrait déjà son mépris incommensurable pour l’intelligence et les références culturelles communes, qui fondent la mémoire collective d’une nation : « L’autre jour, osait-il pendant la campagne présidentielle, je m’amusais […] à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves… Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de La Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! » Imaginez, oui ! Une femme cultivée à un poste de prolo, quelle bonne tranche de rigolade. Ça vaut bien les « lâchers de salopes » de Bigard. Déjà qu’une guichetière, c’est payé à ne rien foutre, alors si en plus elle ouvre un livre…

Pour la FCPE :

"Xavier Darcos joue la carte du mépris"

écoutez !

Manifestations dans le Sud-Ouest contre la réforme Darcos


LYCEENS. Les mouvements ont été suivi dans la région, notamment en Gironde et en Dordogne


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Lundi, rue Sainte Catherine à Bordeaux (PHOTO SO/THEILLET)
Plusieurs lycées étaient bloqués lundi ou leurs cours perturbés dans plusieurs villes, dont Caen, Amiens ou Bordeaux, par des élèves opposés aux réformes voulues par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, a-t-on appris auprès des rectorats et un proviseur a été légèrement blessé à Brest.

A Brest, plusieurs dizaines de jeunes, sans mot d'ordre ni revendication particuliers, ont perturbé les cours de plusieurs lycées. Un chef d'établissement a été légèrement blessé en tentant de s'interposer et a dû être hospitalisé, selon la police qui a dispersé la manifestation sans violences dans l'après-midi.

A Caen, le lycée Dumont d'Urville (1.100 élèves), a été bloqué dans la matinée par une soixantaine d'élèves. L'établissement a décidé de suspendre les cours pour la journée de mardi, selon le rectorat de Caen. Le lycée Laplace (660 élèves), tout proche, a également été bloqué par quelques dizaines d'élèves.

Trois autres établissements -les lycées Jean Guéhenno à Flers et Mézeray à Argentan (Orne) et le lycée Charles Tellier à Condé-sur-Noireau (Calvados)- ont été partiellement bloqués, certains cours étant assurés, selon le rectorat.

Un des élèves bloquant le lycée professionnel Mézeray (600 élèves) a cependant indiqué à l'AFP qu'aucun cours n'avait lieu dans l'établissement et que le blocage pourrait continuer dans les prochains jours. "Nous voulons dénoncer l'aberration de la réforme du bac, général comme pro", a expliqué Quentin Giry, élève de première ES, joint par téléphone.

Dans le Sud-ouest, "on a observé de l'absentéisme en Gironde, à des degrés variables" et un rassemblement dans les rues du centre de Bordeaux a réuni "1.100 élèves", a affirmé le rectorat.

En Dordogne, la gendarmerie a dénombré 500 lycéens manifestant à Périgueux, 250 à Ribérac et 100 à Nontron.

Un mouvement de moindre ampleur a également touché la côte basque, selon le rectorat, qui a signalé "des attroupements plus ou moins importants" devant quelques établissements mais aucun cas de blocage.


A Amiens, c'est le bâtiment principal du lycée Louis Thuillier qui a été occupé par des élèves qui s'étaient vus, selon eux, interdire par la direction la tenue d'une assemblée générale sur la réforme du lycée.

Les manifestants, dont les initiatives semblent largement spontanées selon les rectorats, s'opposent notamment à la réduction du volume hebdomadaire des cours et craignent des suppressions de postes d'enseignants et une augmentation du nombre d'élèves par classe.

L'absentéisme était par ailleurs "fort" lundi dans deux lycées de Cherbourg et sa banlieue, a précisé le rectorat d'académie.

En Loire-Atlantique, quatre établissements ont été perturbés lundi à Nantes et Orvault (blocage partiel), Blain (cours suspendus pour la journée) et au lycée professionnel de Guérande (fort absentéisme), selon le rectorat de Nantes.

A Chinon (Indre-et-Loire), une centaine d'élèves ont manifesté dans la matinée à l'entrée de leur lycée, avant de se rendre en cours.

Ces manifestations font suite à une mobilisation des lycéens vendredi à l'appel du syndicat Fidl qui avait été suivi par quelques milliers de lycéens à travers la France. (AFP)

article du monde : Les lycéens mobilisés contre la politique de Xavier Darcos

"Ne rajoutons pas à la crise celle de l'éducation : investissons pour elle !", tel est le mot d'ordre des mobilisations de mercredi 10 décembre, destinées à dénoncer les treize mille cinq cents suppressions de postes de 2009, ainsi que les réformes du primaire, du lycée et de la formation des enseignants. Des rassemblements – non assortis d'appels à la grève – que le ministre de l'éducation Xavier Darcos a qualifié de "presque habituels", ont eu lieu dans plusieurs villes de France.

A Montpellier, entre dix-sept cents et trois mille personnes ont manifesté. Le cortège, composé d'enseignants, de lycéens, d'étudiants, de parents d'élèves et retraités de l'éducation nationale, a défilé aux cris de "Darcos, t'es foutu", ou "Non à la suppression des Rased". Trois mille postes au sein des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) doivent être supprimés l'an prochain.

Entre mille et quinze cents personnes, selon les estimations, ont défilé dans les rues de Toulouse derrière une banderole "Ensemble défendons l'école publique". A Marseille, près de quinze cents personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé sous la pluie dans le centre-ville. "Un pays, une école, notre avenir, Académie Aix-Marseille", pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège composé d'enseignants, de parents d'élèves, d'écoliers de maternelles et de primaires, de lycéens et d'étudiants d'IUT. Les parents de la FCPE ouvraient la marche et étaient pour la plupart vêtus de gilets de sécurité jaune fluorescent sur lesquels on pouvait lire "Association éducative en danger de mort, chantier de démolition de l'école publique".

A Paris, plusieurs centaines d'enseignants, de lycéens et de parents se sont rassemblés à la gare Saint-Lazare en fin d'après-midi. Portant des bonnets de Père Noël, voire l'habit complet, ils ont distribué des tracts aux passants. Ils scandaient "Darcos, c'est pas un cadeau pour l'éducation" et "Des sous pour les écoliers, pas pour les banquiers". Des lycéens, venus entre autres de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, lançaient des slogans comme "Lycéens en colère, on va pas se laisser faire", ou encore "Dans tous les quartiers, dans toutes les régions, un même droit à l'éducation".

Près de deux mille personnes, selon la police, manifestaient dans l'après-midi à Bordeaux, en majorité des lycéens. D'autres rassemblements ont émaillé la journée de mardi, au cours desquels plusieurs lycéens ont été interpellés. Deux ont été présentés mercredi à un juge pour enfant pour des dégradations commises en marge des défilés et un troisième, âgé de 18 ans, a fait l'objet d'une comparution immédiate pour "violences" contre un policier.

A Rennes, près de deux mille lycéens, selon la police et les manifestants, ont défilé toute la matinée et au moins huit lycées étaient perturbés. Les manifestants ont commencé la journée aux cris de "Darcos, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue" et sous une banderole proclamant "Non aux réformes bidons", dans un cortège dirigé par l'Union nationale des lycéens et SUD-Lycéens. Une quinzaine d'établissements étaient bloqués à Nantes, où un millier de lycéens ont manifesté avant de tenir une assemblée générale en plein air. A Cherbourg, entre mille et quinze cents lycéens, selon les estimations, se sont rassemblés dans la matinée. D'autres manifestations et blocages de lycées ont été signalés dans de nombreuses villes de l'Ouest, perturbant parfois la circulation, comme à Saint-Nazaire ou au Mans.

A Brest, où des jeunes et les forces de l'ordre s'affrontent dans la rue depuis lundi, quatre interpellations ont eu lieu mardi, et la manifestation de mercredi a été houleuse. Un groupe de quelque deux cents jeunes a sillonné les rues en tentant de pénétrer dans un groupe scolaire privé et en dégradant des voitures en stationnement. Les gendarmes mobiles ont lancé quelques grenades lacrymogènes en réponse à des jets de pierres. A la mi-journée, le calme était revenu. "On ignore pourquoi ils manifestent", avait cependant déclaré plus tôt dans la journé Paul Merdy, directeur du lycée Anne-Marie-Javouhey, dont une vingtaine de vitres ont été brisées par des cailloux mardi.

"JE NE SUIS PAS MINISTRE DE L'HÉSITATION NATIONALE"

Xavier Darcos a dénoncé sur Europe 1 "un mélange de mensonges ou d'informations erronées de nature à affoler les opinions publiques, qui est de la véritable désinformation". Le ministre a assuré qu'il n'était pas question pour lui "de supprimer la maternelle", ni les "mathématiques" au lycée. Interrogé sur les violences survenues dans plusieurs villes, dont Brest, en marge de manifestations lycéennes, il a reconnu que "cela l'inquiétait", mais a indiqué qu'il ne "confondait pas les lycéens avec des bandes radicalisées qui viennent tout casser". Quant à savoir s'il va revoir ses réformes, il a répondu : "je ne suis pas ministre de l'hésitation nationale, j'ai un devoir pour les générations futures. Il s'agit de réformer dans un pays qui en a besoin", défendant en particulier sa réforme du lycée.

Comme en écho, l'ex-ministre PS Jack Lang a déclaré sur RMC, à l'adresse de M. Darcos : "Si vous continuez comme ça, l'éducation nationale, ce sera votre Vietnam." "Il y a un ras-le-bol, une colère (...) Les professeurs ne manifestent pas pour défendre des intérêts personnels, et je leur dis bravo. Bravo de faire ce travail de prise de conscience. Ils se battent parce qu'ils savent que l'école de la République est en grave danger", a-t-il ajouté. Pour lui, les réformes constituent "un plan pluriannuel de destruction de l'éducation nationale". "En demandant que chacun respecte les règles et les biens, j'appelle l'ensemble des Français à se dresser avec force, avec détermination, contre ce plan de destruction", a-t-il dit.

Une pétition, lancée fin novembre sur Internet par une centaine de maîtres d'écoles primaires, pour demander l'arrêt de la politique éducative menée par le gouvernement et la démission de Xavier Darcos, avait recueilli, mercredi, plus de treize mille six cents signatures électroniques. Elle n'était plus accessible en fin d'après-midi.

mardi 9 décembre 2008

Bilan des journées du 8 et 9 Décembre.

Le lundi 8 décembre, suite à des chaînes lycéenne qui annoncent un appel aux manifestations partout en France, un blocus s'organise lundi matin devant le lycée M2B.
Durant toute la journée, 300 lycéens, pour la grande majorité de M2B ( le reste provenant des lycées pro de l'Alba et Jean Capelle), défilent dans les rues de Bergerac. On aperçoit alors chez les manifestants, malgré de nombreux slogans déplacés, et une organisation quelque peu décousue, une volonté réelle chez une grande majorité des élèves présents.
Un "noyau dur" de dirigeants se crée durant la journée, organisant la journée du lendemain ( tracts, tracé du parcours de la manifestation, discours idéologique ...), et réfléchissant sur les actions à venir (cf article "Rendez-vous" ), manifestations et autres.
Il tente d'organiser une manifestation le mardi 9 décembre, avec pour objectif, de réunir un maximum de personnes, afin de les sensibiliser, aux problèmes de la Réforme Darcos. Cela a permit également de créer des contacts avec des lycéens, des différents établissements de Bergerac, dans le but d'organiser un action forte mardi 16 Décembre.

lundi 8 décembre 2008

Les rendez-vous


Mardi 9/12, M2B : AG des profs à 13h en salle polyvalente

Mercredi 10/12 de 14h30 à 17h : ateliers débats sur la réforme Place St Louis à Périgueux, suivie d'une manif à 17h.

Lundi 15/12, M2B : "veillée" revendicative serait souhaitable le 15 au soir au bahut, après 18h avec les parents.
Mardi 16/12, journée nationale de manifestation lycéenne. À noter également 20h : réunion publique à la maison des syndicats Place de la Myrpe BERGERAC.

Les manifestations de profs contre la réforme

Les manifs d'octobre :
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article11921

La manif du 20/11 :
http://www.educpros.fr/detail-article/h/a9a622b862/a/manifestation-du-20-novembre-2008-enseignants-et-lyceens-disent-pourquoi.html

Réforme : l'avis d'élus CVL

X. Darcos hué par les élus CVL

Réforme du lycée? Quelles réalités?

Points de vue et avis :

- Des syndicats de lycéens :
La Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) : http://www.fidl.org/
L'Union Nationale Lycéenne (UNL) : http://www.unl-fr.org/

- Des syndicats enseignants :
SNES : http://www.snes.edu/spip.php?rubrique2377
FO : http://www.fo-snfolc.fr/spip.php?rubrique82
SNALC : http://www.snalc.asso.fr/page.tpl?sku_ed=34130249201335581
SUD-Education : http://www.sudeducation.org/

- Des fédérations de parents d'élèves :
FCPE : http://www.fcpe.asso.fr/ewb_pages/a/actualite-fcpe-2240.php
PEEP (les seuls qui sont majoritairement pour la réforme) : http://www.peep.asso.fr/art-2089-reforme-du-lycee.html